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  le blog bertysblog

O Canada…

30 Juin 2022, 23:02pm

Publié par Berty

Les auteurs

Calixa Lavallée est né le 28 décembre 1842 à Verchères. Très jeune il apprend à jour du piano, du violon, de l’orgue et du cornet à pistons ! En 1855, son père, facteur d’orgues puis luthier, l’envoie à Montréal pour y étudier le piano. Mais, deux ans plus tard, le jeune homme suit une troupe de théâtre qui part pour la Nouvelle-Orléans. Lors d’une compétition musicale, il gagne un engagement pour une tournée au Brésil, aux Antilles ainsi que dans plusieurs États des États-Unis puis, au début de la Guerre de Sécession, il rejoint l’armée du Nord comme musicien. Blessé puis réformé en 1862, il rentre au Canada où il enseigne le piano et donne des concerts avant de retourner aux Etats-Unis, trois ans plus tard. Il y assurera, entre autres, la direction du Grand Opera House de New York de 1870 à 1872, année de son retour à Montréal. Grâce au soutien d’un mécène, il part étudier le piano et la composition à Paris de 1873 à 1875. A son retour, il reprend ses activités de concertistes, chef et compositeur. Au début des années 1880, il s’installe à Boston où il décédera le 21 janvier 1891 et sera inhumé. Le 13 juillet 1933, ses restes seront rapatriés à Montréal au cours d’une cérémonie solennelle.

Sir Adolphe-Basile Routhier est né le 8 mai 1839 à Saint-Placide. En 1873, il est nommé juge à la Cour supérieure du Québec puis, de 1904 jusqu’à sa retraite en 1906, juge en chef du Québec. Membre fondateur et président (1914-1915) de la Société Royale du Canada, il était également connu comme auteur. Il est mort le 27 juin 1920.

L’hymne

Il existe plusieurs versions de sa création. La légende : Un jour que Lavallée s’était isolé au bord d’une rivière avant un concert, il aurait entendu des sons mystérieux qui l’auraient inspiré… La “traditionnelle“ : L’honorable Théodore Robitaille, lieutenant-gouverneur du Québec, aurait demandé à Adolphe-Basile Routhier d’écrire les paroles d’un chant destiné à être interprété lors du Congrès national des Canadiens-Français de juin 1880. Il aurait, ensuite, confié ce texte à Lavallée pour le mettre en musique. La plus vraisemblable, confirmée par une lettre de Routhier : Lavallée était membre du comité de musique chargé de préparer le Congrès. Ernest Gagnon, pianiste réputé à l’époque, lui aurait suggéré, ainsi qu’à Routhier, d’écrire un chant pour l’occasion. Il en composa donc la musique sur laquelle Routhier posa les paroles. Le chant fut exécute pour la première fois le 24 juin 1880, à la fin d’un banquet réunissant les plus hautes autorités du Québec.

Si le texte original français n’a pas changé, plusieurs versions anglaises ont vu le jour. C’est finalement celle du juge Robert Stanley Weir (1856-1926) qui a été adoptée définitivement. Le chant devint rapidement très populaire et il n’y eut pas moins de 14 propositions de loi visant à lui donner un statut officiel. Il faudra toutefois attendre le 27 juin 1980 pour que la Chambre des communes et du Sénat votent un texte dans ce sens. Le 1er juillet 1980, le gouverneur général proclame la loi sur l’hymne national faisant de “O Canada“ l’un des symboles officiels du pays.

Version complète

Il en existe, bien évidemment une version anglaise et une version française, mais dans certaines circonstances, une version mixte, mêlant les deux textes, est interprétée.

"Dieu protège la Reine"

A côté de l'hymne national, et en présence d'un membre de la Famille royale, ou comme partie du salut accordé au gouverneur général et aux lieutenants-gouverneurs, est également joué le “God save the Queen" ou "Dieu protège la Reine" dans sa version francophone.

Dieu protège la reine / Dieu sauve notre reine
De sa main souveraine !
Vive la reine !
Qu'un règne glorieux,
Long et victorieux
Rende son peuple heureux.

Quand la reine assiste à la "fête du Canada", le 1er juillet, elle est vêtue aux couleurs du pays et s'exprime dans les deux langues officielles comme le veut l'usage.

"Dieu protège la reine"

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