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artistes

Suzy Delair

31 Décembre 2021, 00:02am

Publié par Berty

C'est une grande artiste dont le nom ne dira sans doute rien à la plupart d'entre vous. Pourtant, il y a de fortes chances pour que l'ayez vu dans l'une de ses dernières apparitions à l'écran : elle tenait le rôle de l'épouse de Louis de Funès dans “Rabbi Jacob".

Si elle a sa place ici, c'est parce qu'elle était aussi chanteuse et que ses enregistrements d'airs d'Offenbach pourraient servir de modèle, tant pour l'interprétation que pour la prononciation, à bon nombre de chanteuses actuelles. Mais c'est à une chanson, qu'elle chante dans le film "Quai des Orfèvres", que son nom reste associé…

Suzanne Pierrette Delaire est née le 31 décembre 1917 à Paris. Si certaines biographies la font naître le 31 décembre 1916, le registre d'état-civil (tables décennales de la mairie du XVIIIe arrondissement, registre V11E 616, feuillet 104) donne le 1er janvier 1918 (sachant qu'il peut y avoir un léger décalage entre la date de naissance et la date de déclaration).

Suzy Delair

D'abord apprentie-modiste, elle commence à faire de la figuration au cinéma et au théâtre à seize ans (“Violettes impériales“ et “La dame de chez Maxim's“ en 1932, “Touchons du bois“ et “Le sexe faible“en 1933, “L'or dans la rue“ et “La crise est finie“en 1934…). Parallèlement, elle commence à se faire un nom au music-hall.

Après plusieurs années de silhouettes et de petits rôles, sa première apparition marquante au cinéma est dans le rôle de la chanteuse de cabaret Mila Malou, aux côtés de Pierre Fresnay dans “Le Dernier des six“ en 1941. Elle interprète à nouveau ce personnage (et toujours avec Fresnay) dans “L'assassin habite au 21“ l'année suivante. Ce film marque aussi sa rencontre avec Henri-Georges Clouzot dont elle partagera la vie.

Suivront : "Défense d'aimer" (avec Paul Meurisse, en 1942), "La Vie de bohème" (en 1945), "Copie conforme" (avec Louis Jouvet, en 1947), "Quai des Orfèvres" (avec Louis Jouvet et Bernard Blier, en 1947), "Par la fenêtre" (avec Bourvil, en 1948), "Pattes blanches" (en 1949), "Je suis de la revue" (où elle joue son propre rôle aux côtés de Fernandel, en 1949), "Lady Paname" (avec Louis Jouvet, en 1950), "Souvenirs perdus" (sketch "Une couronne mortuaire“ en 1950), "Atoll K" (le dernier film de Laurel et Hardy, en 1951), "Le Fil à la patte" (en 1955), "Le Couturier de ces dames" (avec Fernandel, en 1956), "Gervaise" (en 1956), "Les Régates de San Francisco" (avec Folco Lulli et Laurent Terzieff, en 1960), "Rocco et ses frères" (en 1960), "Du mouron pour les petits oiseaux" (avec Paul Meurisse, en 1962), "Paris brûle-t-il ?" (en 1966), "Les Aventures de Rabbi Jacob" (en 1973) et "Oublie-moi, Mandoline" (en 1976).

Elle fera quelques apparitions à la télévision, notamment dans la série (bien oubliée !) “Le Mythomane“ avec Francis Perrin, et au théâtre où elle interprète, entre autres, “La vie parisienne“ d'Offenbach avec la compagnie Renaud-Barrault. Et tout au long de ces années, elle poursuivait sa carrière de chanteuse. Après un dernier rôle dans un épisode de la série “Traquenard“ en 1987, elle met un terme à sa carrière.

Elle a été faite officier de l'Ordre national du Mérite en 2000 et de la Légion d'honneur en 2006. En 2004, l’Académie du disque lyrique lui décerne l'Orphée d'or du meilleur enregistrement d’opérette ou d’opéra bouffe pour son disque “De l'opérette à la chanson“.

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