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Léon Boëllmann, compositeur alsacien

24 Septembre 2021, 23:02pm

Publié par Berty

Quasi inconnu du grand public, Léon Boëllmann a pourtant été l'un des grands compositeurs de son temps. Ses compositions connurent un grand succès au début du siècle dernier et ses oeuvres pour orgue sont toujours au répertoire des organistes et ses variations symphoniques pour violoncelle à celui des violoncellistes.

Suite Gothique, Toccata

Léon Boëllmann est né le 25 septembre 1862 à Ensisheim. Son père, Antoine, alors déjà âgé de 48 ans était pharmacien dans l’ancienne capitale des Habsbourg. Nous ne savons pratiquement rien de son enfance si ce n’est que son père décède en 1870 et qu’il entre à l’Ecole de Musique Religieuse (Ecole Niedermeyer) en 1875.

Comment en était-il arrivé là ? Avait-il déjà eu une formation musicale ? Seule certitude : de nombreux Alsaciens fréquentaient cette école et, au moment où Boëllmann y entre, elle accueille des élèves venant des villages environnant : Gundolsheim, Soultz, Rouffach, Hattsatt, Soultzmatt… Théodore Thurner, organiste à Soultz puis à Rouffach y avait envoyé son fils et deux de ses élèves. Elle forme de futurs organistes ou maîtres de chapelle, l’enseignement y est donc très complet : outre la formation strictement musicale (solfège, chant, piano, orgue, harmonie, contrepoint, instrumentation…), les élèves étudient le français, l’histoire, la géographie, le grec et le latin. En 1876, Boëllmann se voit accorder une demi-bourse jusqu’à la fin de ses études qu’il achèvera avec un Premier Prix d’orgue en 1879 et de composition en 1881. A sa sortie de l’école, il est nommé organiste de choeur à l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris, puis titulaire du grand-orgue en mai 1887. Parallèlement, il poursuit une carrière de concertiste tant à Paris qu’en province.

L’école Niedermeyer était dirigée depuis 1865 par Gustave Lefèvre, qui avait épousé l’une des deux filles de Louis Niedermeyer, le fondateur de l’école. L’autre avait épousé Eugène Gigout, l’un des professeurs de Boëllmann. Et, en 1885, Boëllmann épouse la fille aînée de Lefèvre. La même année, Gigout, en désaccord avec son beau-frère, fonde sa propre “Ecole d’orgue, d’improvisation et de plain-chant“ et Boëllmann, devenu son neveu par le jeu des alliances, le rejoint comme professeur-assistant. Quelques années plus tard, n’ayant pas d’enfant, Gigout adopte Boëllmann.

Atteint d’une maladie pulmonaire contractée une dizaine d’années auparavant, il décède le 11 octobre 1897 à Paris, à l’âge de 35 ans.

Léon Boëllmann se verra décerné plusieurs prix par la Société Internationale des Organistes et Maîtres de Chapelle : Prix d’honneur pour “Monstra te esse Matrem“, première mention pour sa “Marche Nuptiale“ et 1er Prix à l’unanimité avec félicitations du jury pour son “Offertoire sur des Noël“ en 1882, 1er Prix pour sa “Communion et Elévation pour harmonium ou orgue“ en 1884, 2e Prix pour “Ave verum, solo avec accompagnement d’orgue“ et 1er Prix pour un “Ave Maria, solo avec violon, harpe et orgue“ en 1884.

Léon Boëllmann, Valse Lente Op.31

En seize années de carrière, Léon Boëllmann a composé environ 160 oeuvres dont “Les Heures mystiques, pour orgue ou harmonium“, “Suite Gothique pour orgue“, “Rhapsodie carnavalesque en mi bémol majeur, pour piano à quatre mains“, “Variations symphoniques, pour violoncelle et orchestre“, “Fantaisie dialoguée pour orgue et orchestre“, des pièces pour orgue, pour piano et pour orchestre, des motets, des mélodies…

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