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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:54

Jean-Baptiste Weckerlin est né le 9 novembre 1821 à Guebwiller.

Son père, fabricant d’étoffes de coton mais excellent musicien amateur, pratiquait la musique de chambre avec le chef d’orchestre et compositeur autrichien Charles Kienzl. Ce dernier, arrivé en Alsace en 1825, s’était installé à Guebwiller où il avait fondé une école de musique ainsi qu’un orchestre symphonique, un orchestre d’harmonie et un chœur mixte. C’est lui qui détecte le talent du jeune Jean-Baptiste et, alors qu’il n’a que dix ans, l’intègre dans l’un de ses ensembles. Mais, malgré son talent et sa passion pour la musique, son père le destine à une carrière industrielle et, après ses études secondaires, il l’envoie à Strasbourg suivre les cours de physique et chimie à l’université et de mécanique auprès du célèbre horloger Schwigué (le restaurateur de l’horloge astronomique). Il n’en continue pas moins à consacrer son temps libre à la musique.

En dépit du soutient de Kienzl, son père lui coupe les vivres quand il décide d’abandonner ses études pour se consacrer entièrement à la musique. C’est donc sans un sou en poche qu’il débarque à Paris le 25 juin 1843. Pour gagner sa vie, il chante dans les cafés en s’accompagnant à la guitare. C’est ainsi qu’il fait la connaissance du premier violon de l’Opéra qui le fait admettre au Conservatoire dans la classe de chant du ténor Antoine Ponchard, le 8 janvier 1844. Il y suit également les cours d’harmonie et de composition avec Jacques-Fromental Halévy (le compositeur de“La juive“).

En décembre 1847, il présente ses premières romances, mélodies et des duos, chantés par Ponchard, en concert. La même année, il écrit sa symphonie héroïque “Roland“. Il termine ses études en 1849 et commence à enseigner.

 


 

La parution de son premier recueil de mélodies lui vaut une certaine reconnaissance du milieu musical et, en 1850, il est nommé directeur du choeur de la Société Sainte-Cécile, poste qu’il occupera jusqu’en 1885.

En 1853, il remporte un grand succès avec l’opéra-comique en un acte “L’organiste dans l’embarras“. Tout en continuant sa carrière de compositeur, il devient archiviste de la “Société des Compositeurs de Musique“ en 1863, puis dirige la bibliothèque du Conservatoire de 1876 à 1909, l’enrichissant de nombreux documents (partitions, collections de lettres et d’autographes, manuscrits…) et en dresse un catalogue détaillé.

 

Il effectue également d’importants travaux de folkloriste, rassemblant, harmonisant et publiant une quarantaine de volumes consacrés aux chansons populaires de diverses régions : Chansons populaires des provinces de France avec accompagnement de piano (1860), Chansons populaires de l’Alsace (1883), “Chants des Alpes“ vingt tyroliennes avec accompagnement de piano,  “Echos du temps passé“, recueil de chansons, noëls, madrigaux du XIIe au XVIIIe siècle (1853-1855), l’Ancienne Chanson populaire en France : XVIe et XVIIe siècles (1887), Chansons et rondes enfantines des provinces de la France, Chants et chansons populaires du printemps et de l’été…

 

Dans les années 1890-1910, il compose également sous le pseudonyme de Marc Giroflée.

 

Il meurt le 20 mai 1910 au Trottberg près de Guebwiller.

 


 

Il était aussi un spécialiste reconnu de musique ancienne comme en atteste ses deux extraits du journal musical “Le Ménestrel“ :

 

"le menu musical était des plus appétissants : jugez-en par ces deux morceaux de la carte du jour : Amaryllis, choeur à quatre voix sans accompagnement, composé par le roi Louis XIII (1620); fragments du Ballet comique de la Royne, composé par Balthazar de Beaujoyeulx, intendant de la musique de Catherine de Médicis , à l’occasion du mariage  du duc de Joyeuse (1581) ! Quel dénicheur d’antiquités que ce Weckerlin !"

 

"M. Weckerlin, le savant bibliothécaire du Conservatoire de Paris, raconte dans le Ménestrel comment Berlioz composa son oratorio de l’Enfance du Christ. On sait que le compositeur rapporte à ce sujet dans ses mémoires une piquante anecdote; il fit exécuter d’abord le chœur des Bergers qu’il attribua à “Pierre Ducré compositeur français du XVIIe siècle“.

Cette énorme mystification fut acceptée sans sourciller par la presse et le public: chacun loua à l’envi, la simplicité, la fraîcheur de ce chœur et personne ne s’avisa de découvrir, sous les formules d’un archaïsme voulu, les procédés très modernes d’un musicien novateur.

M. Weckerlin ne fut pas dupe de la supercherie et nous conte ses impressions avec beaucoup de bonne humeur. «Parmi les protecteurs de notre Société nous avions Mme Guyet-Desfontaines, qui donnait de temps en temps des soirées avec orchestre et chœurs, ce qui ne se voit plus guère de nos jours. On y entendait surtout la musique de Reber et de Berlioz. C’est dans les salons de Mme Guyet-Desfontaines qu’on exécuta d’abord la Fuite en Egypte, fragment d’un mystère de Pierre Ducré, maître de musique à la Sainte-Chapelle en 1679. Il n’y avait que ce qui forme aujourd’hui la deuxième partie de l’Enfance du Christ : ouverture, adieu des bergers et solo de ténor. Quand Seghers m’apporta ce soi-disant mystère, à la première lecture des chœurs je lui dis : « Votre mystère n’a seulement pas vingt ans. » Seghers me fît pschitt, pschitt : Berlioz était au bout de la salle de répétition, causant avec M. de Bez.

1679, c’était l’année où Lully donnait son opéra Bellèrophon, on n’avait qu’à comparer. Berlioz prenait son public pour une huître, ou bien il ne se rendait pas compte lui-même de la musique qu’on faisait alors. A la fin de la répétition, je dis à Seghers : Cela doit être de Berlioz ; nouveau pschitt ! La Société Sainte-Cécile n’exécuta qu’en 1853, 18 décembre, les trois morceaux de la Fuite en Egypte, fragments d’un mystère en style ancien, le solo de tènor chanté par M. Chapron de l’Opéra-Comique. Ce n’est que depuis ce temps-là que Berlioz a complété son œuvre, finalement appelée l’Enfance du Christ."

 


 Weckerlin a entretenu une très importante correspondance avec quelques uns des plus grands noms du milieu musical de son temps : les compositeurs Daniel-François-Esprit Auber, Charles de Bériot, Hector Berlioz, Adrien-Louis Boieldieu, Henri Büsser, Carl Czerny, Léo Delibes, Benjamin Godard, Charles Gounod, Reynaldo Hahn, Fromental Halévy, Jules Massenet, Charles Nuitter, Ernest Reyer, Camille Saint-Saëns, Pablo de Sarasate, Ambroise Thomas, Giuseppe Verdi et Charles Marie Widor, les chanteurs Marietta Alboni, Lucienne Bréval, Gilbert Duprez, Yvette Guilbert, Christine Nilsson et Pauline Viardot, les chefs d’orchestre Edouard Colonne et Charles Lamoureux, les librettistes Jules Barbier et Ludovic Halévy, l’éditeur Antoine de Choudens, le critique Eduard Hanslick, la danseuse Marie Taglioni, amis également les écrivains Alexandre Dumas fils, Paul Féval, Henri Murger et Victorien Sardou, l’architecte Charles Garnier, Victor Schoelcher…

 

 

Quelques-unes de  ses oeuvres lyriques :

 

“L’organiste dans l’embarras“ opéra-comique en 1 acte sur un livret de Alboize créé au Théâtre Lyrique le 17 mai 1853

“La princesse de Trézibonde“ opérette en 1 acte et 2 tableaux (composée avec Louis, Carlo et Thierry) créée au Théâtre Lyrique le 4 septembre 1853

“Les revenants bretons“ opéra de salon en 1 acte et à quatre personnages sur un livret d’Alfred de Bréhat

“Tout est bien qui finit bien“ opéra de salon en 1 acte et à deux personnages sur un livret de Jules Malherbe d’après Shakespeare créé au palais des Tuileries le 28 février 1856

“Le mariage en poste“ opéra de salon sur un livret de Galoppe d’Onquaire créé en l’hôtel de M. Emile de Girardin, rue Marbeuf, le 10 mai 1857

“L’amour à l’épée“ opéra-comique en 1 acte sur un livret de Galoppe d’Onquaire créé dans les salons de Mme Orfila le 20 décembre 1857

“La laitière de Trianon“ opérette de salon en 1 acte et a deux personnages sur un livret de Galoppe d’Onquaire créé dans les salons de Rossini le 18 décembre 1858

“Le ménétrier de Meudon“ opéra-comique en 3 actes

“Pierrot à Paphos ou la sérénade interrompue“ opéra de salon créé en avril 1859

“Les poèmes de la mer“ ode symphonique sur un texte de Joseph Autran créé au Théâtre Italien le 19 décembre 1860

“Di dreyfach Hochzitt em Bäsathal“ (Les trois noces dans la vallée des balais) opéra-comique (luschtperettla) en 3 acte sur un livret de Jean Thomas Mangold créé le 17 septembre 1863 à Colmar

“Après Fontenoy ou Manche à manche“ opéra-comique en 1 acte sur un livret de Galoppe d’Onquaire créé au Théâtre-Lyrique le 28 mai 1877

“D’r verhaxt’ Herbst“ lustoperettla uf Colmarditsch en 4 acte sur un livret de Jean Thomas Mangold créé à Rixheim en 1907

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Par Berty - Publié dans : Découverte
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 23:20

Louise Farrenc est née Jeanne-Louise Dumont à Paris le 31 mai 1804. Elle débute le piano avec une élève de Clementi, puis travaille avec Antoine Reicha, professeur au Conservatoire de Paris (agalement professeur de Berlioz, Liszt, Gounod, Franck…), qui lui enseigne également l’écriture musicale (harmonie, contrepoint). Elle prend également des leçons avec deux des plus célèbres pianistes de leur époque, Ignaz Moscheles et Johann Nepomuk Hummel (élève de Clementi, Salieri et Mozart).

 


 

En 1821, elle épouse Aristide Farrenc, flûtiste et compositeur mais surtout éditeur de musique qui, conscient de ses dons exceptionnels, devient son impresario et édite ses oeuvres.
De 1842 et 1872, elle est professeur de piano au Conservatoire de Paris. Fait rare pour l’époque, elle obtient un salaire égal à celui de ses collègues masculins.

 


 

Le catalogue de ses oeuvres ne comporte qu’une cinquantaine de numéros d’opus. Ses premières compositions sont exclusivement consacrées au piano et à la musique de chambre pour laquelle elle recevra, par deux fois, en 1861 et 1869, par le Prix Chartier de l’Académie des Beaux-Arts. Ce n’est qu’à partir de 1834 qu’elle écrit pour orchestre : Grandes Variations sur l’air “Le premier pas“ pour piano et orchestre, op. 4, Ouverture en mi mineur, op. 23 (1834), Ouverture en mi bémol majeur, op. 24 (1834), Grandes Variations sur un thème du Comte Gallenberg pour piano et orchestre, op. 25, Symphonie n°1en ut mineur, op. 32 (1842), Symphonie n°2 en ré majeur, op. 35 (1845) et Symphonie n°3 en sol mineur, op. 36 (1847)
Elle meurt à Paris le 15 septembre 1875.

 


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Par Berty - Publié dans : Découverte
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 11:41

Charles Villiers Stanford est né le 30 septembre 1852 à Dublin. Ses parents pratiquent la musique en amateurs, certes, mais à haut niveau : son père, violoncelliste et chanteur, chante le rôle titre lors de la première irlandaise d’Elias de Mendelssohn, sa mère, pianiste, se produit en soliste lors de concerts à Dublin.



C’est donc très jeune qu’il commence sa formation musicale dans une école privée de Dublin : il y étudie le piano, le violon, l’orgue et la composition ! L’un de ses professeurs, sa marraine Elizabeth Meeke, lui fait déchiffrer chaque jour, à la fin de sa leçon, un mazurka de Chopin. Il déclarera quelques années plus tard, qu’à ce régime-là, et avant ses douze ans, il avait joué toutes les 52 mazurkas et acquis une réelle facilité à déchiffrer toutes les partitions à la portée de ses doigts.

Il n’a que 8 ans lorsqu’il compose sa première “oeuvre“, une marche qui sera jouée trois ans plus tard au cours d’une représentation théâtrale au Théâtre Royal de Dublin.
A 9 ans, il donne son premier récital de piano, interprétant des oeuvres de Beethoven, Haendel, Mendelssohn, Moscheles, Mozart et Bach.
En 1862, ses parents l’envoient passer l’été à Londres, chez son oncle maternel. Durant son séjour, il travaille la composition avec Arthur O’Leary et le piano avec Ernst Pauer, professeur à la Royal Academy of Music.
Lors d’un second séjour à Londres, deux ans plus tard, il fera la connaissance du compositeur Arthur Sullivan.
Dans ces années-là, Dublin connaît une riche vie musicale et Stanford peut y voir et entendre quelques uns des interprètes majeurs de cette époque : Joseph Joachim, Henri Vieuxtemps, Adelina Patti… L’ Italian Opera Company de Londres y donne chaque année des représentations, lui permettant ainsi de découvrir l’opéra.



Son père souhaitant le voir poursuivre des études “sérieuses“, il intègre le Trinity Hall puis le Queen’s College de Cambridge. Durant cette période, il continue de composer de la musique vocale, un concerto pour piano, une musique de scène pour la pièce de théâtre “A Spanish Student“… Il se produit en soliste d’un concert de la Cambridge University Musical Society dont il devient membre et chef d’orchestre assistant, puis chef de choeur en 1873.
Cette même année, il se rend pour la première fois sur le continent pour assister à un festival Schumann à Bonn où il rencontre Joseph Joachim et Brahms. Son voyage de retour le fait passer par la Suisse et Paris où il assiste à une représentation du “Prophète“ de Meyerbeer.
A son retour à Cambridge, il se voit offrir le poste d’organiste au Trinity College. Il accepte à condition de pouvoir faire, chaque année, un séjour d’étude en Allemagne. C’est au cours de l’un de ces séjours, à Leipzig durant l’été 1874, qu’il a l’occasion de travailler avec Carl Reinecke. L’occasion se répétera l’année suivante, mais ces deux séjours laissent Stanford insatisfait. Il sera plus enthousiaste à l’issue d’un séjour à Berlin auprès de  Friedrich Kiel avec lequel il affirmera avoir appris plus en trois mois qu’en trois ans avec tous ses autres professeurs.



De retour à Cambridge, et tout en assurant ses fonctions de chef d’orchestre titulaire de la Cambridge University Musical Society, il se consacre essentiellement à la composition. En 1875, il remporte le second prix d’un concours consacré aux symphonies de compositeurs anglais avec sa Première Symphonie et dirige la première exécution de son oratorio “The Resurrection“.
Dans les années qui suivent, il travaille à son premier opéra “The Veiled Prophet“ (créé le 6 février 1881 au Hoftheater de Hannovre. Deux autres, “Savonarola“ (Hambourg 1884) et “ The Canterbury Pilgrims“ (Drury Lane 1884) suivront rapidement.



En 1883, il est nommé professeur de composition (il aura pour étudiants, entre autres, Holst et Vaughan Williams) et directeur de l’orchestre du Royal College of Music. Il attache une grande importance à ces orchestres d’étudiants qui, à ses yeux, ont deux fonctions primordiales : former à la discipline d’orchestre les futurs musiciens (il avait été frappé par le contraste entre les orchestres allemands - de grande qualité - et leurs homologues britanniques) et donner aux étudiants des classe de composition la possibilité de tester leur musique. Comme professeur, ses résultats seront plus que mitigé. Tenant d’un certain classicisme, dans la veine brahmsienne, il voit peu à peu ses étudiants abandonner ses cours.

Fin 1894, il quitte le Royal College où il est remplacé par Hubert Parry (le compositeur du célèbre “Jerusalem“). En tant que compositeur, sa production est toujours aussi prolifique : un opéra-comique “Shamus O’Brien“ (1896), un concerto pour violon (1901), un concerto pour clarinette (1902), Songs of the Sea (1904), ses sixième et septième symphonies (1906 et 1911), Stabat Mater (1907), Songs of the Fleet (1910), un second concerto  pour piano (1911), un opera “The Critic“ en 1916… Son “Irish Symphony“ (la numéro 3) est dirigée par Hans von Bülow à Hamburg en janvier 1888, puis par Richter à Vienne et quelque temps après par Mahler à New York.



Entre-temps, en 1885, il prend la direction du Bach Choir de Londres (jusqu’en 1902) et, en 1897, il est nommé chef de la  Leeds Philharmonic Society puis, en 1901, du Festival de Leeds, postes qu’il conservera jusqu’en 1910.
C’est également durant cette période qu’éclate une vive polémique avec Elgar. Dans un premier temps, Stanford soutient son jeune collègue et dirige ses oeuvres, mais lorsque le succès d’Elgar grandit et que Richard Strauss (que Stanford déteste) le salue comme premier compositeur d’avant-garde anglais, l’attitude de Stanford change du tout au tout allant même jusqu’à lui envoyer une lettre qu’Elgar qualifiera d’odieuse lorsque ce dernier est nommé professeur à l’université de Birmingham en 1904.
Strauss n’est pas le seul compositeur qui ne trouve pas grâce aux yeux de Stanford : Mahler, Debussy, Ravel ou encore Stravinski n’auront pas davantage l’honneur de ses programmes.

En septembre 1922, il achève ce qui sera sa dernière oeuvre, la sixième de ses “Irish Rhapsodies“.



Victime d’une attaque le 17 mars 1924, il décédé le 29 à Londres. Il est incinéré et ses cendres sont déposées à Westminster Abbey lors d’une cérémonie au cours de laquelle l’orchestre du Royal College of Music, sous la direction de Sir Adrian Boult, interprète quelques unes de ses oeuvres, notamment sa “Marche funèbre“ composée pour une pièce de Tennyson.
Il avait été fait chevalier le 24 octobre 1902.


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Par Berty - Publié dans : Découverte
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 01:17

Felix Draeseke est né le 7 octobre 1835 à Cobourg, en Bavière. Bien qu’une otite, contractée à cinq ans, le prive d’une partie de son audition, il se passionne pour la musique et apprend le piano. Il compose sa première pièce pour piano à 8 ans, puis, à partir de 1850, prend des cours de composition avec Caspard Kummer. En avril 1852, il entre au conservatoire de Leipzig. Cette même année, à la Pentecôte, il assiste à une représentation de “Lohengrin“ sous la direction de Liszt à Weimar.

 

En 1853, lors d’un séjour à Berlin, il fait la connaissance de Hans von Bülow qui deviendra l’un de ses amis les plus proches. Son intérêt pour la musique de Wagner et Liszt l’éloigne de plus en plus de l’enseignement classique, et plutôt conservateur, du conservatoire qu’il quitte en 1855.
L’un des ses professeurs, ouvert aux nouveaux courants musicaux, le fait alors engager comme critique à la Neue Zeitschrift für Musik.


En février 1857, von Bülow lui arrange une rencontre avec Liszt auquel il présente son opéra (dont il a lui même rédigé le livret) "König Sigurd". Liszt est impressionné par le talent du jeune compositeur et lui ouvre les portes de son cercle d’amis, parmi lesquels le compositeur Peter Cornelius et, bien entendu, Wagner qu’il rencontrera en 1859.

 


 

Ses compositions lui vaudront rapidement d’être classés parmi les plus radicaux du nouveau courant musical allemand , la "Neudeutsche Schule". Ses échecs et les critiques violentes poussent alors Draeske à quitter l’Allemagne et à s’établir en Suisse Romande où il restera de 1862 à 1876.  Il s’installe à Lausanne où il donne des cours de piano. Il fait un cours séjour à Munich, en 1865, pour assister à la première de “Tristan und Isole“ de Wagner avec lequel il se brouille l’année suivante quand celui-ci débute une liaison avec Cosima, l’épouse de von Bülow. En 1869, effectue un long voyage en France, en Italie, en Espagne et en Afrique du Nord .

 


En 1876, il rentre en Allemagne, à Cobourg, où il achève sa deuxième symphonie. Il profite de son séjour en Bavière pour assister à la première exécution intégrale du Ring, en prenant soin de ne pas rencontrer Wagner.
En 1878, il s’installe à Dresde où il donne quelques cours privés avant d’être engagé, en septembre 1884, au conservatoire en tant que professeur de composition, d’harmonie et de contrepoint. En 1886, il achève ce qui sera son oeuvre maîtresse, sa troisième symphonie dite “Symphonia Tragica“.

 


Le musicien rebelle des premières années s’est assagi (Liszt dira que le lion est devenu lapin) et est couvert d’honneurs !
En février 1912, la première exécution intégrale de son “Christus“ (en un prologue et trois oratorios, près de 5 heures de musique !) est son dernier triomphe. Au mois de novembre suivant, une pneumonie le contraint a garder la chambre. Il ne quittera plus son domicile où il meurt le 26 février 1913 d’une attaque d’apoplexie.

Catalogue des oeuvres de Felix Draeseke

 

 

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Par Berty - Publié dans : Découverte
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