bertysblog

Dimanche 28 janvier 2007
Et un de plus…
Je commence à les collectionner, les blogs...

Mais alors que les autres sont très spécifiques, dédiés à des sujets ou des activités données, celui-ci sera différent, plus personnel.
Il me permettra de faire partager ma passion pour ma région, l'Alsace, et pour l'opéra, sujet sur lequel je suis intarissable !
Par Berty
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Mercredi 31 janvier 2007
Ceux qui viennent pour la première fois chez moi, et qui connaissent ma passion pour la musique en général et pour l’opéra en particulier, s’étonnent : pas de chaîne, pas de lecteur sophistiqué…
Je n’aime pas la conserve !

Car, le disque, qu’est-ce d’autre que de la conserve ?

Je ne support pas cette absence d’âme, ce côté aseptisé, propre, net…
La musique, le chant, c’est autre chose, c’est une vibration, une sensation… C’est au moins aussi physique que cérébral !

Jamais je ne l’ai autant ressenti qu’en assistant à une représentation du requiem de Berlioz : une choriste s’est, paraît-il, évanouie d’émotion lors de la première exécution. Comme je la comprends !  Qui n’a jamais senti son corps réagir au roulement des 8 timbales ne peut le comprendre.
Alors, même s’il m’arrive d’écouter un air, un mouvement… rien ne pourra remplacer à mes oreilles une vraie exécution, même imparfaite.

Et avouons que j’ai été gâté : des œuvres superbes, de grands interprètes, des chefs prestigieux…
 
Mais ceci est une autre histoire
Par Berty
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Vendredi 2 février 2007
Il y a bien longtemps, j'avais une vingtaine d'années, je m'étais amusé à reproduire aux crayons de couleurs une pochette de disque… Les disques de l'époque : dans ce cas un 33 tours (ça ne nous rajeunit pas). La prise de vue n'est pas de très grande qualité, mais j'aime bien quand même (pour info, l'illustration est au format 65x50cm). Et pour comparer, l'original !

Par Berty
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Vendredi 2 février 2007
J'aime le spectacle vivant... Je ne vais quasiment jamais au cinéma (même si, à en croire les rumeurs maintenant il y a le son et même la couleur !).
Pourtant j'ai une infinie tendresse pour certains vieux films, des films qui appartiennent à notre patrimoine et que l'on oublie trop souvent.
Des dialogues étincelants, des grands acteurs, des seconds rôles extraordinaires... le bonheur !

Alors, pour ceux (et j'en connais) qui comme moi aiment ces morceaux d'antologie, voici de qui raviver leurs souvenirs.

Et une occasion, pour les plus jeunes, de découvrir.

L'immense Raimu et le grand Pierre Fresnay au service de Pagnol :



Par Berty
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Vendredi 2 février 2007
Un de mes nombreux souvenirs marquants… Octobre 88, petite virée avec un petit groupe d’amateurs d’opéra. Destination Bayreuth et Nuremberg.

Nous étions parti un vendredi matin de Strasbourg pour assister à un événement exceptionnel : l’opéra de Munich étant en réfection, toute la troupe se déplaçait à Bayreuth et donnait quelques représentations dans le splendide théâtre des Margraves, certes moins connu que le célèbre Festspielhaus de Wagner, mais au moins aussi étonnant. Il est considéré comme l’un des plus beaux théâtres baroques d’Europe.





Arrivés à Bayreuth, notre première halte fut pour le Festspielhaus, qui accueille le célèbre festival. Nous eûmes droit à une visite complète, incluant la scène et la fameuse fosse couverte et en gradins. Pendant quelques instants, j’ai rêvé à tous ces grands chefs qui s’y sont succédés : j’étais assis à leur place, devant leur pupitre, face à la scène.



Installation à l’hôtel, puis direction le théâtre pour une soirée sublime : Capriccio de Richard Strauss, sous la direction de Wolfgang Sawallisch ! Légère déception, Lucia Popp qui devait chanter le rôle principal, souffrante, était remplacée par Pamela Coburn. Théo Adam, légende vivante du chant wagnérien, incarnait La Roche aux côtés de La Clairon de la grande Brigitte Fassbaender et d'Alan Titus, Wolfgang Rauch, Claes H. Ahnsjö… Les amateurs apprécieront !
Retour à l’hôtel où nous avons eu le plaisir de dîner à côté des interprètes : Théo Adam, applaudi à son entré dans la salle est venu nous saluer, nous avons pu échanger quelques mots avec Wolfgang Sawallisch. Très belle soirée.

Le lendemain visite de la Villa Wahnfried, demeure de Wagner…


(dans le salon, le piano de Franz Liszt…


…et au sous-sol, de petites vitrine contenant les décors des principales productions de différents festivals depuis l'origine)


 puis du palais des Margraves. Splendide !


Et le soir, un événement : la première audition publique de la 2ème symphonie en mi-bémol majeur de Richard Wagner. La partition n’avait été retrouvée que tout récemment et n’avait été jouée qu’une seule fois à la bibliothèque de Munich devant un petit comité. J’étais assis au deuxième rang, juste derrière Wolfgang Wagner, le petit-fils du compositeur, qui, ayant appris que nous avions fait le déplacement pour l’occasion, tint à venir nous saluer.
Au programme de ce concert de l’Orchestre d’Etat Bavarois toujours dirigé par Wolfgang Sawallisch, le duett concertino pour clarinette et basson avec orchestre et harpe de Richard Strauss et la deuxième symphonie de Beethoven.
Superbe.

Le lendemain départ pour Nuremberg, visite de la ville (avec passage obligé sur la place Hans Sachs… le maître chanteur dont Wagner avait fait le héros de son opéra “Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg“) et de l’opéra puis, le soir, “Palestrina“ de Hans Pfitzner, sous la direction d’un chef alors inconnu, Christian Thielmann !

Le lundi matin, retour à Strasbourg…

Un week-end exceptionnel, comme j’ai eu la chance d’en avoir quelques-uns.

Par Berty
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Samedi 17 février 2007
Certaines mélodies vous marquent, sans que vous sachiez vraiment pourquoi. En ce qui me concerne, j’adore celle-ci. Elle est chantée par Audrey Hepburn dans le film “Breakfast at Tiffany’s“ (Diamants sur canapé) de Blacke Edwards. La musique est de Henri Mancini au quel on doit, entre autres, le fameux thème de la Panthère Rose.
Une occasion de rendre un petit hommage à une merveilleuse actrice.

Par Berty
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Dimanche 18 février 2007
Lors de la sortie du film “Les choristes“, j’avais été un peu surpris par l’engouement suscité par le jeune chanteur, dont je trouvais la voix un peu “blanche“.
J’avais en mémoire d’autres films, de mon enfance, mettant en vedette des enfants chanteurs.
Et tout particulièrement deux d’entre eux qui avait atteint en peu de temps le statut de stars dans leurs pays : Joselito en Espagne (dans les années 50) et Heintje en Allemagne (dans les années 60).
Leurs films, conçus uniquement pour les mettre en vedette, dégoulinants de bons sentiments, sont devenus irregardables. Mais les voix ont gardé un pouvoir émotionnel intact. Elles peuvent nous faire mieux comprendre le phénomène des castrats : le but était alors de conserver aux voix cette pureté et cette puissance qui ne peuvent être rendues que de manière partielle et imparfaite par ceux qui reprennent aujourd’hui ce répertoire.


Par Berty
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Samedi 3 mars 2007
La danse est un art difficile qui exige un travail quotidien intense…
Alors, pour parodier (sans sombrer dans le ridicule) un ballet, il faut déjà posséder une technique de haut niveau…
Et quand, en plus, ce sont des hommes qui enfilent le tutu et montent sur les pointes…
Les Ballets Trockadéro de Monte-Carlo sont exclusivement masculins !
Il faut énormément de talent (et de travail) pour atteindre ce niveau dans la parodie…


Et pour comparer, le Ballet de l’Opéra de Paris, considéré par de nombreux spécialistes comme la meilleure troupe classique (et de “vraies“ danseuses !).
Par Berty
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Lundi 19 mars 2007
Avec l’arrivée du tram, Mulhouse (du moins le centre-ville) à profondément changée. Rien d’original en cela, c’est le cas de toutes les villes qui ont adopté ce moyen de transport. L’originalité, ici, est d’avoir fait appel à des artistes reconnus : l’habillage du tram lui-même a été confié au designer catalan Peret, les stations à Daniel Buren et à Tobias Rehberger et le compositeur Pierre Henry a conçu les signaux sonores accompagnant l’annonce des stations.
Notons simplement que les arches imaginées par Buren n’ont pas soulevé les mêmes polémiques que ses colonnes du Palais Royal, mieux, elles semblent unanimement appréciées.


Par Berty
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Vendredi 6 avril 2007
Il a fait une entrée en force dans la campagne électorale, à la surprise générale. Du moins à en croire les médias, car il venait, et depuis longtemps, mettre un point final à de nombreuses réunions. Je veux, bien entendu, parler de notre hymne national.

La surprise a plutôt été de voir une candidate profiter de son passage à Marseille pour l’évoquer, alors qu’elle aurait dû, en toute logique, le faire à Strasbourg. Car c’est à Strasbourg qu’a été composée et créée la Marseillaise.
Petit point de détail concernant l’auteur : j’ai découvert qu’il existait deux orthographes différentes de son nom. Pour ma part, j’ai toujours écrit “Rouget de l’Isle“. C’est ainsi qu’il figurait également dans nos livres d’histoire et sur une plaque de rue devant laquelle je passais régulièrement. En vérifiant des points de détail, j’ai constaté qu’il existait également une autre version : Rouget de Lisle. Laquelle est la bonne ? J’ai décidé d’adopter la seconde, celle utilisée sur le site de Lons-le-Saunier, sa ville natale

L’histoire


Strasbourg, 1792. Le Baron de Dietrich, maire de Strasbourg, tient salon. Parmi les habitués, le capitaine Rouget de Lisle, affecté au bataillon “Les enfants de la Patrie“. Le 25 avril, un courrier annonce la déclaration de guerre faite 5 jours plus tôt au roi de Bohème et de Hongrie. Selon la légende, le baron aurait demandé au capitaine :
"Mais vous, monsieur de Lisle ... trouvez un beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la Nation"
Or ce même jour, Rouget de Lisle avait vu une affiche placardée sur les murs de Strasbourg par la Société des Amis de la Constitution :
Aux armes, citoyens ! L'étendard de la guerre est déployé ! Le signal est sonné ! Aux armes ! Il faut combattre, vaincre, ou mourir.
Aux armes, citoyens ! Si nous persistons à être libres, toutes les puissances de l'Europe verront échouer leurs sinistres complots. Qu'ils tremblent donc, ces despotes couronnés ! L'éclat de la Liberté luira pour tous les hommes. Vous vous montrerez dignes enfants de la Liberté, courez à la Victoire, dissipez les armées des despotes !
Marchons ! Soyons libres jusqu'au dernier soupir et que nos vœux soient constamment pour la félicité de la patrie et le bonheur de tout le genre humain !
Ce texte lui servira de point de départ pour les paroles.
Pour la musique, c’est une autre histoire.



La polémique


Selon certains musicologues, la mélodie serait en fait due à Ignace Pleyel, compositeur autrichien, ami de Rouget de Lisle, qui avait déjà mis en musique quelques-uns de ses textes et qui fut pendant 10 ans maître de chapelle à la cathédrale de Strasbourg et, à ce titre, un habitué des salons du maire De Dietrich.
D’autres ont constaté des similitudes avec le concerto pour clavecin en mi-bémol majeur de Carl Philippe Emmanuel Bach, avec le concerto pour piano en fa majeur de Mozart, avec le credo de la Missa Solemnis du compositeur allemand Holzbauer.

Une autre version est proposée sur Wikipedia : “L'origine de la musique est plus discutée, puisqu'elle n'est pas signée (contrairement aux autres compositions de Rouget de Lisle), et qu'elle semble trop complexe pour avoir été écrite par lui, qui n'était pas un grand musicien. Elle a été composée par Jean-Baptiste Grisons (1746-1815), maître de chapelle à Saint-Omer dans son oratorio Esther (1775). À l'écoute, l'inspiration ne fait aucun doute.

Mais la version la plus crédible reste bien celle l’attribuant à Pleyel, confirmée par une lettre de Rouget de Lisle à sa famille, lettre dans laquelle il annonce avoir reçu commande d’un hymne de la part du maire de Strasbourg et s’être adressé, pour ce faire, à son ami Pleyel. Alors pourquoi celui-ci n’en a-t-il pas revendiqué la paternité ? Tout simplement parce que nous sommes alors en pleine période révolutionnaire et qu’il était autrichien !

Le couplet des enfants, inspiré du Chant des Spartiates de Plutarque, a été ajouté en octobre 1792 par l’abbé Pessonneaux à l’occasion d’une fête donnée à Vienne dans l’Isère en l’honneur des Marseillais se rendant à Paris.

Contrairement à la légende (et au tableau d'Isidore Pils), ce n’est pas Rouget de Lisle qui en a donné la première audition, mais le baron de Dietrich lui-même qui avait, paraît-il, une assez jolie voix de ténor, accompagné au clavecin par la baronne.

Son évolution

En 1792, François-Joseph Gossec orchestre la Marseillaise et l’intègre à "Offrande à la liberté". Puis c’est Méhul, en 1795, chargé d'arranger pour plusieurs voix la musique, qui introduit des changements qui ont subsisté.
En 1830, Berlioz en donne sa version. En 1887, une commission musicale, nommée par le Général Boulanger et présidée par le compositeur Ambroise Thomas, a pour mission de transformer la Marseillaise en marche militaire.
En 1974, le président Giscard d'Estaing demande qu’elle soit réarrangée d'après les partitions anciennes et harmonisée avec un rythme différent, moins martial, plus dans l’esprit d’un hymne. Ainsi, la deuxième note (sol dièse) de la version Ambroise Thomas est changée en mi.
En 1981 à la demande du président Mitterrand, le rythme “traditionnel“ est rétabli.
Pour ma part, et bien que je n’ai aucune compétence particulière en la matière, je suis partisan d’un rythme plus lent. A ceux qui objectent que le “Chant de guerre pour l’armée du Rhin“ est bien une marche et que le rythme rapide est donc plus adapté, je répondrais sur deux points : la version originale, chant accompagné au clavecin, ne permet pas un rythme très martial et, d’autre part, si l’on se réfère aux marches datant de cette époque et encore régulièrement interprétées (la Marche Consulaire, par exemple), leur rythme est lent.
Enfin, tout simplement, quel intérêt y aurait-il eut à créer une commission pour transformer la Marseillaise en marche si tel avait déjà été le cas ?

Quoi qu'il en soit, la Marseillaise est l'un des rares hymnes connus dans le monde entier et qui, symbole de liberté, a souvent été utilisé au cinéma.

Par Berty
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