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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /Mai /2007 22:56
L’élection présidentielle aura-t-elle un effet sur la vie musicale ? Plus exactement permettra-t-elle de remettre en lumière un compositeur un peu délaissé ?

Car la nouvelle première dame de France est l’arrière petite fille d’Isaac Albeniz. Hasard du calendrier, la prise de fonction du nouveau président coïncidera avec l’anniversaire de la mort de ce grand pianiste et compositeur espagnol (18 mai 1909).
La plupart de ses œuvres pour piano, inspirées par le folklore espagnol, ont été transcrites pour guitare par Francisco Tarrega (compositeur lui-même et auteur du célébrissime Recuerdos de la Alhambra).

Asturias par John Williams :

Sevilla par Jascha Haifetz :
Et, tant qu’on y est, “Recuerdos de la Alhambra“ de Tarrega par le merveilleux Emmanuel Rossfelder :
Par Berty - Publié dans : bertysblog
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 12:23

Aujourd’hui j’aimerais vous présenter un musicien exceptionnel : il vient de fêter ses 20 ans de carrières alors qu’il est né en… 1972 !


Né à Caracas, au Venezuela, en 1972, le pianiste argentin Sergio Tiempo a commencé le piano avec sa mère Lyl Tiempo (elle-même pianiste prodige) dès l'âge de deux ans, et a fait une première "apparition publique" à trois ans et à la télévision argentine alors qu'il n'avait que 4 ans. A sept ans il donne déjà des récitals à Londres et en France. Depuis 1986, il a enregistré plus d'une dizaine de disques.

La virtuosité n’exclut pas la musicalité et la sensibilité…

Le même, il y a une trentaine d'année…
Par Berty - Publié dans : bertysblog
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 21:45
En lisant que la comédie musicale Cabaret était l’un des spectacles les plus souvent nommés pour les prochains Molière, je me suis souvenu de l’une des représentations les plus poignantes à laquelle il m’a été donné d’assister.

C’était à Strasbourg, il y a une vingtaine d’année. Cette production de Cabaret, mise en scène par Jérôme Savary, avait connu un immense succès à Paris.
La scène que je n’oublierais jamais est celle de l’air “Tomorrow belongs to me“.
L’action de Cabaret se déroule à Berlin, dans les années 30. Le décor de la scène que j’évoque ici représente une place, un magasin dans le fond… Arrive un personnage étonnant, un adulte mais vêtu d’un costume de marin comme en portaient parfois les enfants à cette époque, ses gestes, ses expressions sont ceux d’un enfant… Il vient s’assoire en bord de scène et commence à chanter d’une petite voix enfantine. Derrière lui, la foule se promène tranquillement sur la place. Sur le moment, personne ne prête vraiment attention à cette foule, les spectateurs se focalisant sur le chanteur. Personne ne réalise que petit à petit tout ce petit monde se dirige vers le chanteur, que la plupart d’entre eux se tiennent le bras gauche…Le rythme change insensiblement devenant un peu plus martial, là encore, personne n’y prend garde. Soudain surgit un petit groupe qui vient tagger la vitrine du magasin de croix gammées…La foule est maintenant alignée derrière le chanteur. L’un après l’autre, les différents personnages qui la composent joignent leur voix à la sienne en laissant retomber la main qui tenait leur bras gauche révélant un brassard nazi. Le rythme est maintenant celui d’une marche, celle qu’interprète une fanfare qui entre sur scène et à mesure qu’elle avance, un immense drapeau nazi se déploie en fond de scène. La foule est maintenant face au public, bras tendu pendant que descendent lentement deux autres drapeaux sur les loges d’avant-scène. Changement radical d’atmosphère, les paroles prennent un tout autre sens. Personne ne s’en est vraiment rendu compte. La chanson s’achève dans un silence impressionnant, l’atmosphère est pesante.

Jamais la lente, mais irrésistible ascension du nazisme n’a été rendue avec une telle force. Et le plus effrayant est de constater que cela s’est fait avec un tel naturel que personne n’a rien vu venir… Une très grande leçon, j’ai ai encore des frissons !

La même scène, dans le film qui a été tiré de la comédie musicale, est loin d’avoir cet impact.

Par Berty - Publié dans : bertysblog
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /Avr /2007 21:39
Avec la signature du Traité de Francfort, le 10 mai 1871, l’Alsace devient partie intégrante de l’Empire Allemand. Nous en conservons aujourd’hui encore les traces, en particulier un droit local auquel les Alsaciens sont très attachés (sur de nombreux points, ce droit est particulièrement avantageux). C’est également de cette époque que date l’habitude de parler de “l’intérieur“ pour désigner le territoire se trouvant à l’ouest des Vosges, c’est-à-dire de l’autre côté de ce qui était alors la frontière. Les Alsaciens marquaient ainsi leur attachement à la France : si l’Alsace était devenue allemande, eux ne l’étaient pas, ils restaient français, des Français vivant hors du territoire national (à l’extérieur) d’où cette distinction avec ceux de “l’intérieur“. L’une des figures marquantes de cet état d’esprit est le peintre et illustrateur colmarien Jean-Jacques Waltz, dit Hansi.


C’est durant cette période que Strasbourg sera profondément transformée comme en témoigne la place de la République avec son architecture typiquement germanique, occupée sur l’un de ses cotés par le Palais du Rhin, ancienne résidence impériale (Guillaume II y séjourna une dizaine de fois entre 1889 et 1914).


La “germanisation“ de l’Alsace impliquait aussi par une politique culturelle de prestige : les plus grands artistes de leur époque venaient régulièrement à Strasbourg, l’orchestre et l’opéra de la ville furent confiés à des chefs tels que Otto Lohse, Wilhelm Furtwängler, Hans Pfitzner, Otto Klemperer, George Szell, Josef Krips… Richard Strauss et Gustav Mahler viendront diriger régulièrement.

Tout cela à longtemps imprégné l’âme alsacienne, la double culture était une évidence. Et la génération de nos parents, qui a vécu l’annexion de 1940, nous l’a transmis. Cette spécificité, qui avait déjà tendance à s’estomper, disparaît progressivement : les jeunes issus de l’immigration (importante dans la région et d’origines diverses) n’ont bien évidemment aucun lien avec ce passé, le brassage d es populations et l’universalisation de la culture achevant d’effacer notre singularité.

L’un de nos grands hommes, Germain Muller, comédien, auteur, poète et pendant de longues années adjoint au maire à la Culture de Strasbourg, avait créé une revue satirique qui, des décennies durant, avait symbolisé “l’esprit alsacien“ (revue dans laquelle avait débuté un jeune comédien, Jacques Martin). Dans les dernières années, il avait pris l’habitude de conclure par une petite chanson prémonitoire :
“Mer sen schien’s d'Letschte, d'Allerletschte von denne Laetze wo noch so babbele wie 'ne der Schnawel gewachsen ésch… “ (Il semble que nous soyons les derniers, les tous derniers qui parlent encore tel que le bec nous est poussé…).


Double culture et ouverture sur l’Europe. Les frontières sont tombées : pour nous elles n’existaient plus depuis longtemps. La monnaie unique a encore facilité les échanges : combien d’entre nous avaient en permanence sur eux les monnaies des deux pays, voire des trois, car n’oublions la Suisse toute proche. Petite anecdote : un dimanche, nous étions allés visiter Neuf-Brisach, ville fortifiée par Vauban, avec mon meilleur ami, sa femme, ses enfants et ses beaux-parents. Comme nous ne trouvions aucune terrasse pour nous reposer et nous rafraîchir, je proposais d’aller à Vieux-Brisach, juste en face. Là, nous n’avions que l’embarras du choix. Etonnement de la belle-mère, la carte est en allemand. Et pour cause, nous avions franchi le Rhin ! Je n’avais même pas songé signaler le passage de la “frontière“, tant la chose me semblait naturelle. Elle, elle n’en revenait pas ! Il est vrai que, pour elle, la barrière de la langue était toujours là.
Pas pour moi.

A une époque où il n’y avait encore que deux chaînes de télévision en France, nous regardions indifféremment celles-ci ou leur équivalent allemand. Chose naturellement pour mes parents ayant fait la majeure partie de leur scolarité sous l’annexion, donc en allemand. Et quand, au collège, j’ai commencé à apprendre cette langue, je la parlais déjà couramment comme la plupart de mes camarades. Une génération en voie d’extinction, vous disais-je !
Mais paradoxalement, cette ouverture renforçait le “sentiment national“. Le 14 juillet, les villes pavoisaient : drapeaux à toutes les fenêtres ! La plus petite prise d’armes attirait les foules. Rien à voir avec un quelconque nationalisme belliqueux. Non, juste de la mémoire. La mémoire de ceux qui n’avaient pas oublié qu’une vingtaine d’années plus tôt ils rêvaient de liberté et que ces petits bouts d’étoffe que nombre d’entre eux avaient gardés soigneusement cachés, malgré les risques encourus, étaient le symbole de cette liberté retrouvée.

Et dire que certains veulent rétablir les frontières craignant la perte de notre identité nationale. Quelle imbécillité ! Le repli sur soi a-t-il jamais été une solution ? Je suis Alsacien, je suis Français, je suis Européen… L’un empêche-t-il l’autre ? Suis-je plus l’un que l’autre ? Certainement, selon les circonstances et jamais le même ! Je suis les trois, j’ai besoin des trois.

Alors… Espèce en voie de disparition ? Pas si sûr, finalement…
Par Berty - Publié dans : Alsace
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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 19:29

Le théâtre municipal de Mulhouse, rebaptisé aujourd’hui Théâtre de la Sinne est entré dans l’histoire de l’opéra, deux des plus grandes chanteuses du siècle dernier y ont fait leurs débuts : Régine Crespin en 1950 et Lily Pons.

Alice-Joséphine Pons, dite Lily Pons, née à Draguignan le 12 avril 1898, fait ses débuts à Mulhouse le 25 novembre 1927 dans Lakmé sous la direction de Reynaldo Hahn. L’année d’après elle enregistre ses premiers disques. Remarquée par des agents artistiques américains, elle est engagée au Metropolitan Opera de New-York en 1931. Elle y débute dans Lucia di Lammermoor : le succès est immédiat, après l’Air de la folie, elle reçoit un accueil délirant du public. Dès 1936, elle tourne quelques films assez moyens à Hollywood. Elle chante aux Indes, en Chine et en Birmanie pour les soldats alliés durant la Seconde Guerre mondiale.

Après 792 représentations d’opéras et 2137 concerts, elle met un terme à sa carrière en 1959 et se retire à Dallas où elle meurt d'un cancer le 13 février 1976. Elle est enterrée au cimetière de Cannes, selon sa volonté.

Rarement une chanteuse aura connu une telle popularité : le 5 novembre fut officiellement déclaré “Lily Pons Day“, elle a donné son nom à une voiture, un train et une ville. Les petites américaines s’arrachaient les poupées à son effigie. Elle possède son étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

 

Son dernier concert, en 1972, elle avait donc 74 ans !

 

Par Berty - Publié dans : Artistes
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 19:55
Nous sommes le 21 Mars…
C’est le printemps !

Le plus beau symbole du printemps reste à mes yeux un magnifique arbre de Judée, plusieurs fois centenaire, qui ne tient que grâce à quelques renforts métalliques. Il semble sur le point de tomber et, pourtant, au printemps il se couvre de centaines de petites fleurs roses. Le spectacle est superbe.



En musique aussi, le printemps a été souvent célébré. “Printemps qui commence…“ cet air de “Samson et Dalila de Saint-Saëns me semble donc tout indiquer pour marquer cette date. Surtout lorsque c’est la somptueuse voix d’Olga Borodina qui murmure ces paroles.
Par Berty - Publié dans : Opéra
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /Mars /2007 20:32
Avec l’arrivée du tram, Mulhouse (du moins le centre-ville) à profondément changée. Rien d’original en cela, c’est le cas de toutes les villes qui ont adopté ce moyen de transport. L’originalité, ici, est d’avoir fait appel à des artistes reconnus : l’habillage du tram lui-même a été confié au designer catalan Peret, les stations à Daniel Buren et à Tobias Rehberger et le compositeur Pierre Henry a conçu les signaux sonores accompagnant l’annonce des stations.
Notons simplement que les arches imaginées par Buren n’ont pas soulevé les mêmes polémiques que ses colonnes du Palais Royal, mieux, elles semblent unanimement appréciées.


Par Berty - Publié dans : bertysblog
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 13:23

Quelque puisse être sa qualité de timbre et l'émotion qu'elle dégage, la voix de haute-contre ou contre-ténor manque souvent puissance et de projection.
Si cela ne pose aucun problème en récital ou lors d'enregistrements, il est n'en est pas de même à l'opéra où cette voix passe difficilement la "barrière" de l'orchestre.

Deux exceptions toutefois : l'indien Bejun Mehta et le croate Max-Emanuel Cencic. Ce dernier est un véritable phénomène vocal.

Max Emanuel Cencic est né à Zagreb le 21 septembre 1976. A 11 ans, il entre rejoint les célèbres Wiener Sängerknaben (Petits chanteurs de Vienne), le plus ancien chœur d'enfants au monde (il fut fondé en 1498 et a compté parmi ses membres Schubert). Il fera partie de ce chœur jusqu'en 1992. De 1992 à 1997, il continue à se produire comme soliste au Japon, en Amérique et en Europe : sa voix est resté celle d'un soprano bien après sa mue. Petite éclipse et en 2001, il retrouve la scène et depuis sa notoriété ne cesse de grandir. Les programmations des grandes scènes lyriques étant souvent préparées 4 ou 5 ans à l'avance, nous ne devrions pas tarder à en entendre parler de plus en plus.

Voici ce qu'on a pu lire de lui, après un récital Salle gaveau à Paris :

" Les extravagances de Domenico Scarlatti, les écarts monstrueux de la cantate Qual pensier, qual ardire, ses brusques changements de caractère, finissent en effet par libérer l’instrument et le tempérament du contre-ténor, déployant des réserves de couleur, de souffle étonnantes qui le mettent sur un pied d’égalité avec les plus beaux mezzos féminins de l’époque, et une expression toujours juste et musicale, qui ne se hausse jamais du col. Mais le plus impressionnant est encore à venir, avec un Ombra mai fù, extrait de Serse de Haendel, d’une plénitude, d’une puissance proprement phénoménales".

Je n'ai pu trouver aucune vidéo récente, mais il existe des enregistrements de ses prestations en tant que soliste des Petits Chanteurs.


Par Berty - Publié dans : Opéra
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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 19:25
Depuis quelque temps déjà j’avais envie de mettre ici une petite vidéo d’un chanteur que je n’ai pas encore eu le plaisir d’entendre sur scène mais dont la voix me touche profondément.
Il vient de recevoir une récompense, l’occasion est donc toute trouvée.
Par Berty - Publié dans : Opéra
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 20:27

J'adore les vieilles séries, celles qui ont fait les beaux jours de la télévision de mon enfance.
En voici deux qui réveilleront certainement des souvenirs chez certains…

 

 

Par Berty - Publié dans : Séries TV
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